Jeudi 30 janvier : jour d’ouverture du festival de la bande dessinée à Angoulême et visite du président Macron.

L’intersyndicale Education avait appelé à une journée de grève et de manifestation dans le cadre de la lutte, menée depuis des semaines, contre le projet de réforme des retraites. Place de l’Hôtel de ville, ce sont 2 à 300 personnes qui se sont retrouvées et sont parvenues à perturber la cérémonie d’ouverture en présence du ministre de la culture. Un peu plus bas, près de la gare, des manifestants FSU et autres ont attendu longtemps le moment de partir, encerclés par un cordon impressionnant de forces de l’ordre. Nous avons à peine parcouru 100 mètres, empêchés par ce déploiement totalement disproportionné de forces. Les mêmes méthodes ont été appliquées aux rassemblements de la journée (théâtre…)

Outre la question du coût exorbitant pour le contribuable de cette manœuvre, se pose ici la question du pouvoir, de plus en plus autoritaire, qui, à défaut de convaincre, cherche à intimider ; se pose la question des libertés, celle de manifester, librement et ici très pacifiquement, son désaccord avec une politique…

Triste fête pour ces enfants, venus de loin pour savourer un moment de culture, et contraints de faire un long détour pour assurer la sécurité de Jupiter !

Triste farce pour ces élèves qui se devraient se produire en chorale devant le même Jupiter, sans le regard réconfortant de leurs parents, présumés indociles..

Triste Pantin appelé à se représenter dans un théâtre monté de toutes pièces, au décor d’illusions !

L’amertume aujourd’hui le dispute à l’incompréhension… La colère, la détermination restent entières pourtant et nous conduisent à décider déjà que jeudi 6 février, une nouvelle fois, nous serons là pour dire NON à cette réforme !

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