TZR : un statut à respecter et à valoriser !

Il fut un temps où il y avait quelque attrait à être professeur remplaçant. Etre affecté sur des suppléances courtes permettait une diversité d’expériences utiles pour faire ensuite un choix de stabilisation, facilité par des bonifications. Cela rejoignait nos revendications : que les remplacements soient assurés par des personnels titulaires qualifiés, respectés, affectés sur un secteur géographique restreint, valorisés compte tenu du caractère instable de leur affectation.
Mais c’était avant.

Depuis, la fonction de remplaçant n’est plus choisie mais subie par les collègues au plus faible barème et nommés parfois en extension. Ils sont généralement affectés sur des supports inférieurs à 18 heures qui ne sont pas de « vrais » postes. En termes clairs, ils ne sont plus remplaçants, puisqu’ils ne remplacent personne, et ne servent qu’à boucher les trous dans un monde de pénurie. Le plus grave est que leur statut particulier régi par un texte de 1999 est devenu au fil des années le laboratoire de toutes les dérèglementations et tous les contournements associé au mot clé évocateur de « souplesse ».

C’est au nom de cette souplesse que les TZR sont affectés sur des zones départementales, parfois dans une discipline dite « connexe », sur autant d’établissements que nécessaire pour être au plus près de 19 heures hebdomadaires. Cette flexibilité des affectations est pilotée par un redoutable indicateur nommé « taux d’efficacité » et scruté de près pour stigmatiser les services qui ne feraient pas suffisamment la chasse au « gaspillage ».

Depuis longtemps, nos syndicats combattent toutes ces dérives et exigent le respect du statut. Nous avons par exemple obtenu l’existence d’un établissement de rattachement pérenne qui détermine les droits à prise en charge des frais de déplacement.

Encore faut-il que ces frais de déplacement soient payés. Les délais d’attente pour voir les frais remboursés sont tout simplement insupportables pour de nombreux collègues et nous avons du multiplier les interventions sur de nombreux dossiers. En cause, le système absurde décrit plus haut qui multiplie et rallonge les déplacements alors que dans le même temps, les sommes nécessaires à couvrir ces dépenses ne sont jamais provisionnées.

Pour sortir de cette spirale, nous revendiquons un mode d’affectation des TZR plus respectueux des personnels, donc sur des secteurs géographiques plus restreints, dans le respect de leur statut et de leur qualification, avec un barème permettant aux collègues le désirant de se stabiliser sur un établissement.

Nous porterons encore et toujours ces demandes pour le mouvement 2014.

Source: TZR

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