Le fichage des grévistes organisé le 23 septembre par le rectorat a du plomb dans l’aile. D’une part parce que certains chefs d’établissement n’ont judicieusement pas jugé utile d’obtempérer, d’autre part parce que la plupart des collègues ont fort justement refusé de se soumettre à l’illégale injonction du rectorat. Il est cependant certains chefs d’établissement prêts à devancer leur hiérarchie. Ainsi, si quelques uns par négligence, ont, à l’interne, diffusé les listes des grévistes, il en est au moins un qui pousse la collaboration à son comble. Le Principal du collège d’Aulnay de Saintonge a cru bon, en « fonctionnaire éthique et responsable », d’indiquer, par écrit aux parents, les cours assurés ce jour là donc de donner une « liste » des non grévistes à la population [1]. Si cette commune a déjà vu naître un traqueur de truands, il est pitoyable de constater qu’aujourd’hui, c’est chaque enseignant gréviste qui est considéré comme « ennemi public n°1 » !

[1] Un document nous a été transmis par un parent d’élève ulcéré par ces méthodes.

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