Au collège J Verne de Buxerolles, une mobilisation largement suivie qui doit nous inspirer !

Après une mobilisation pour que l’établissement soit reconnu REP+, annonce est faite de son inscription au « plan des 800 collèges »… et pour tout soutien, la rentrée devrait s’organiser avec une classe en moins, des dizaines d’heures en moins, qui compromettent le maintien de nombreuses options. Une équipe qui ne peut s’y résigner, en grève déjà ce mardi 24 février, en grève à 65 % ce jeudi 26 février !

Audience sera accordée par la DASEN le mardi 3 mars ; un rassemblement est prévu devant le rectorat à 17h30 : venez nombreuses et nombreux apporter votre soutien aux collègues et dire votre refus des conditions de la rentrée !

 

Chacune et chacun a pu prendre la mesure de ce que signifiait, à hauteur d’établissement, le budget d’austérité que l’on voudrait nous imposer. Pour rappel et pour la énième année consécutive, nous subissons un retrait de 106 emplois pour le second degré, alors que les taux d’encadrement ont reculé l’an dernier, en lycée en particulier. Une centaine de classes ont déjà été supprimées en 2025 et il faut s’attendre au même schéma cette année !

Les collèges paient un lourd tribu à force de fermetures de classes encore :

– le collège de Surgères perd ainsi une 3ième, 39 heures et les effectifs sur le niveau 3ième tourneront autour de 29,6 de moyenne !

– le collège de Charroux perd une classe et 24h sur sa dotation !

– le collège de Chef-Boutonne perd 2 classes de même que celui de Celles sur Belle

– certains collèges de Charente-maritime peuvent perdre jusqu’à 3 classes !

Une fois encore, pourquoi ne pas profiter de la déprise démographique pour améliorer les conditions d’encadrement ? Pourquoi confiner nos élèves dans des classes comme des sardines dans une boite ?!

Les lycées, qui auraient du retrouver des moyens d’enseignement, semblent en perdre pour un grand nombre d’entre eux en perdant tout récemment des classes (comme si le nombre d’élèves pouvait avoir évolué de novembre à janvier !) :

– sur la place d’Angoulême, 3 lycées- Guez, Marguerite de Valois, Coulomb- perdent des classes et des heures en grand nombre, jusqu’à 60 h parfois !

– sur le bassin de Niort, ce n’est guère plus brillant…

– le lycée Mandela à Poitiers est encore amputé d’une trentaine d’heures…

Comble du comble, les collèges qui ont été inscrits au plan des « collèges en progrès » – au nombre de 10 dans notre académie, collèges dont on reconnaît que les résultats au DNB sont préoccupants- subissent des pertes de classes parfois et d’heures sans commune mesure avec les besoins des élèves

– c’est le cas du collège de Buxerolles donc (voir plus haut)

– Michèle Pallet à Angoulême perdrait 9h sur sa dotation

– La Couronne perdrait une 5ième avec pour conséquence des classes autour de 29 élèves, les mêmes auxquels on reconnaît pourtant des besoins… Cherchez l’erreur !

Agir, ne surtout pas se résigner !

– organiser des heures d’information syndicale, informer les collègues, construire ensemble la riposte et pourquoi pas, prendre une photo de l’équipe avec des pancartes qui marquent votre refus des heures retirées, des classes supprimées ? Nous les faire suivre pour alimenter notre article ici !

– voter en CONTRE dans les CA la proposition de ventilation de la DHG, exiger un vote déjà ! Et refuser les suppressions de postes, les HSA qui orchestrent les compléments de service…

– rédiger une motion en CA pour dénoncer, avec les parents d’élèves si possible, les conditions indignes de la rentrée, les suppressions de classes, de postes, d’options etc…

– demander, avec l’aide de votre s2, une audience au DASEN…

L’intersyndicale éducation devrait se réunir prochainement au niveau national pour décider des suites à donner à cette préparation de rentrée calamiteuse. Au niveau académique, nous organisons la mobilisation et reviendrons très vite vers vous !

 À tous les niveaux, le SNES-FSU organise la mobilisation pour dénoncer les suppressions de postes de professeurs, l’absence de créations d’emplois de CPE, l’insuffisance des moyens en psyEN et en AESH. Le SNES national dépose un préavis de grève chaque semaine jusqu’à la fin de l’année pour couvrir les mobilisations.