ACADEMIE de POITIERS : quelle réponse à la commande du Ministre sur les remplacements ?
De l’accompagnement qui ne saurait tenir lieu de remplacement
Compte-rendu du temps visio proposé par le Recteur aux organisations syndicales représentatives au CSA sur la question des TZR , Mercredi 14 octobre de 15h45 à 17 heures
Etaient présent.es pour la délégation FSU-CGT Educ’action : Sonia Labrousse, Christelle Fontaine et Pascal Lacoux.
Le Recteur M Castoldi, M Vial, secrétaire général et Mme Marquer, cheffe de la DPE
Plus d’informations ? Un problème ? N’hésitez pas à nous joindre à
– pour le SNES-FSU, s3poi@snes.edu
– pour la CGT Educ’action, poitiers@cgteduc.fr
Contexte : mobilisation lycéenne et engagement du Ministre à mettre des enseignant.es devant les élèves
Le Recteur a provoqué cette visio en urgence pour nous rendre compte des actions menées au sein du rectorat de Poitiers autour de l’affectation des TZR non affecté.es à cette heure. La question, au centre de l’actualité médiatique, a surgi dans les propos du Ministre, en «réponse» à la mobilisation des lycéen.nes.
Il s’agissait d’affecter rapidement 3000 TZR sur l’ensemble du territoire dans les EPLE où des enseignements n’étaient toujours pas assurés.
Présentation des choix académiques :
Le Recteur a tenu avant tout à informer les organisations syndicales du cadre dans lequel les toutes récentes affectations de TZR se sont faites afin de répondre à la commande du Ministre, dans le respect des règles d’affectation et du statut de ces TZR et enfin, dans un souci de donner un sens pédagogique à ces affectations. Ainsi, les TZR récemment contacté.es interviendront sur des missions de soutien, co-interventions, dédoublements selon les besoins …
Les affectations qui devraient être signifiées aux intéressé.es se font au plus proche du RAD ou du domicile selon les cas, dans le respect donc de la zone géographique et de la discipline de recrutement ( avec l’accord du collègue et des IPR, une affectation sur une discipline connexe a pu se faire). Les temps partiels, préconisations médicales et autres ont été respectés. Les frais de déplacement seront bien sûr pris en charge. Chaque fois qu’une suppléance se dessinait, le TZR n’a pas été mobilisé. Les TZR radé.es en lycée n’ont pas été bougé.es ; ils et elles effectueront des missions d’accompagnement pédagogique au sein de leur RAD.
Au bout du compte, ce sont 25 TZR qui ont ici été mobilisé.es pour une couverture sur 18 lycées.
Nos remarques et revendications :
Nous avons dénoncé ce qui en creux pouvait apparaitre dans le discours du Ministre comme une mise en cause des services des rectorats et une mise en cause de collègues TZR payé.es sans exercer.
Nous avons salué le souci de donner sens pédagogique à ces interventions.
Mais nous avons tenu aussi à souligner que le problème de la pénurie dans certaines disciplines n’était pas résolu ici. La mesure n’est que partielle et ne résout pas le problème du droit à l’éducation pour l’élève lorsque la discipline n’est pas couverte.
Nous rappelons que depuis des années nous alertons sur le problème de manque de personnels et le scandale que constitue le non respect de la continuité du service public d’éducation. L’État a des obligations en la matière qu’il ne respecte pas. Nous réitérons la revendication qui est la nôtre d’un plan pluri annuel de recrutements, et pour que ce plan puisse aboutir, l’urgence à revaloriser les salaires des personnels et améliorer considérablement les conditions de travail des personnels. Car si des BMP de moins de 6h restent non pourvus dans les EPLE, c’est qu’on les a artificiellement créés parfois en imposant heures supplémentaires et compléments de service.
La crise majeure que nous traversons, les élèves la subissent depuis trop longtemps ; ils et elles en sont lucides, reconnaissons leur cela. Il est temps que le ministère et le gouvernement tout entier, à l’heure où commence l’examen du budget, la mesurent et y remédient.
Il se trouve que ce sont les disciplines professionnelles pour lesquelles le vivier manque le plus. Si le Recteur répond par un travail avec la préfecture pour recruter, nous répondons par l’augmentation des postes offerts aux concours.
Nous avons dénoncé également la «solution» qui consiste à injecter des heures supplémentaires (= du travail en plus encore !) et des pactes en vue des remplacements.
Nous avons condamné une méthode qui consiste à « déshabiller le collège pour habiller le lycée ».
Vos représentant.es FSU-CGT Educ’action en CSA : Sonia Labrousse, Christelle Fontaine et Pascal Lacoux.
TZR : un stage rien que pour vous, stage ouvert à toutes et tous,
le jeudi 28 janvier à la maison syndicale de Poitiers.
Inscrivez-vous sans tarder ICI !
Formation syndicale : nous vous proposons des stages – non titulaires, santé, math, carrières, collège- ouverts à toutes et tous.
La participation à un stage syndical est de droit (sans retenue de salaire et sans rattrapage des cours) : alors rejoignez nous pour parler de nos métiers, réfléchir à nos disciplines, sans regard hiérarchique aucun.
Pour vous inscrire, suivez ce lien
|
Du 3 au 10 décembre prochain : on vote pour élire nos représentant.es dans les instances nationales et académiques. Ce vote a une importance cruciale dans la période. Pour des élu.es engagé.es, combatif.ves , je vote FSU au niveau national, FSU et CGT Educ’action au niveau académique ! |