Vague de froid dans les établissements scolaires

Confort thermique d’hiver et droits des personnels

La loi ne protège pas suffisamment les personnels et usagers, puisqu’elle n’établit pas de températures minimales dans les salles de classe (de manière générale, il n’existe pas de réglementation définissant une température minimale ou maximale légale sur le lieu de travail, en dessous ou au-dessus de laquelle un salarié ne pourrait pas travailler). Néanmoins, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), reprenant la Norme NF EN ISO 7730, un environnement de travail est considéré comme trop froid à partir d’une température de l’air inférieure à 18°C.

Comment agir ?

Pour agir en cas de températures basses, saisissez votre F3SCT départementale ou académique (voir avec votre section académique du SNES-FSU). Remplissez le registre santé et sécurité au travail qui permet de garder une trace des manques mais aussi des possibilités d’amélioration des conditions de travail en situation de températures trop hautes ou trop basses. Avec le « kit froid » du SNES-FSU, proposez des vœux, questions au conseil d’administrations ou des lettres à la collectivité territoriale.

Des annonces insuffisantes

Le gouvernement affiche des objectifs ambitieux en termes de rénovation thermique et se veut exemplaire dans son action sur le parc public. Le décret « bâtiment tertiaire » du 23 juillet 2019, fixe comme objectif la réduction de la consommation d’énergie des bâtiments tertiaires de plus de 1000 m2, donc la majorité des collèges et des lycées, à hauteur de 40 % avant 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050. Selon le Plan bâtiment durable et plusieurs rapports parlementaires, il faudrait investir a minima entre 5 Mds€ par an pendant 10 ans à destination des établissements scolaires, soit 50 Mds€, pour réaliser les objectifs de baisse de 40% des émissions en 2030.

Le SNES-FSU demande un bilan thermique exhaustif des établissements scolaires et des CIO, ainsi que prévu par le Plan climat de 2017 et le décret « bâtiment tertaire », ainsi qu’une planification des rénovations à mener, assortie du budget afférent.

Pour un plan national de rénovation du bâti scolaire

 

 

Mobilisations du SNES-FSU et de l’Alliance écologique et sociale (AES)

En pleine accélération du changement climatique, les établissements scolaires français se révèlent dramatiquement inadaptés aux vagues de chaleur, au froid hivernal ou encore aux enjeux sanitaires liés à la qualité de l’air intérieur. C’est le constat sans appel dressé par le rapport « L’école bien dans ses murs », rendu public en septembre 2025 par l’Alliance écologique et sociale (AES), qui réunit syndicats et associations (FSU, Sud Éducation, CGT Éduc’action, Greenpeace, Oxfam, Les Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne).

Les discussions budgétaires vont reprendre en janvier 2026. Dans le projet initial du gouvernement Lecornu, la rénovation du bâti scolaire se trouvait une fois encore victime des coupes prévues pour le Fonds vert (voir le communiqué de l’AES) : après une baisse de 54 % l’année dernière, les autorisations d’engagement de cette enveloppe indispensable pour la mise en œuvre de la transition écologique sur les territoires chutaient à 650 millions d’euros pour 2026 – alors que le Fonds vert était encore doté de 2,5 milliards d’euros en 2024. Déjà aujourd’hui, les bâtiments scolaires subissent des manques d’investissement chroniques, alors que d’ici 2030, près de 10 millions d’élèves vont être exposés à des épisodes de fortes chaleurs, de 2 à 5 fois plus souvent que pendant la période 1976-2005.

En 2026, poursuivons le travail d’information et de mobilisations pour une autre répartition des richesses et un budget de justice fiscale, sociale et environnementale !

Un autre budget est possible !