AED-AESH : le ministère entretient le flou… et la précarité

2017-09-28T10:16:14+00:00 5 juin 2015|Mots-clés : |

La FSU était reçue à sa demande lundi 15 décembre 2014 au Ministère de l’Éducation nationale, pour échanger autour des conditions d’emploi des assistants d’éducation (AEd) et des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), par M. Bernard Lejeune, directeur adjoint du cabinet de Mme Vallaud-Belkacem.

M. Lejeune a contesté le chiffre de 2 000 postes d’AED supprimés pour la rentrée 2013, concédant cependant que le nombre d’assistants d’éducation est aujourd’hui trop faible et a annoncé que 350 seraient recrutés entre janvier et juin 2015, ce qui est nettement insuffisant, pour toute la France.

Il a affirmé que le Gouvernement se donnait un objectif de 28 000 AESH embauchés en CDI d’ici à 2017. Peut-être, mais on constate dans l’académie, que peu de CDI sont signés, et que beaucoup de contrats sont en CAE-CUI, donc pas de CDI. Il semble que le budget alloué au rectorat pour la « CDIsation » soit minimal…

M. Lejeune a confirmé que, concernant la professionnalisation, la rentrée 2015 verrait l’entrée en vigueur d’un diplôme d’accompagnement des élèves en situation de handicap. Bonne nouvelle !

Le ministère affirme que les AVS en contrat CAE-CUI reçoivent deux fois soixante heures de formation. Il s’agit de 60 heures par an, le contrat peut durer deux ans. N’hésitez pas à solliciter le rectorat si vous ne bénéficiez pas de ces heures de formations, et contactez-nous.

Quant à la question des objectifs précis que se donne le Ministère sur l’avenir des AESH, aucune réponse claire ne nous a été apportée.

Le Ministère nous a soutenu n’avoir jamais demandé aux rectorats de chercher à obtenir des baisses des quotités de travail des AVS devenant AESH. Pourtant, de nombreuses académies ont signalé depuis le mois de juin que des AVS se sont vus imposer des réductions de leur quotités de travail sous la menace de ne pas être embauchés. Ce problème se pose aussi lors de l’obtention du CDI. Contactez-nous si nécessaire.

Le retour à une gestion des recrutements d’AED par les rectorats nous a été refusé, ainsi que l’augmentation du traitement des AED pour l’aligner sur la rémunération des agents titulaires d’un baccalauréat, au motif que cela représenterait 7,5 millions d’euros de dépenses. La prime aux recteurs n’a certainement rien coûté, elle…

Le ministère refuse d’allonger de deux années supplémentaires les contrats des AEd, en cas d’études longues…

Le Ministère de l’Éducation nationale s’est déclaré ouvert à une nouvelle discussion dans un avenir proche au sujet de la prime ZEP, auxquelles ni les AED ni les AESH n’ont accès.

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