
Ce jeudi 7 mai se tenait, au rectorat, un groupe de travail AED. Y étaient présents M le DRH, Mme la cheffe de la DIPEAR ainsi que des personnels de la DIPEAR en charge des questions AED. Y étaient également présent.es des représentant.es des organisations syndicales : 1 pour FO, 2 pour l’UNSA et 5 pour la délégation FSU-CGT Educ’action.
Ce groupe de travail avait pour objet l’examen du guide de l’ AED qui sera mis, dès la rentrée 2026, à disposition des AED, des chefs d’établissement et de tous les personnels qui gèrent de près ou de loin la situation de ces personnels au sein des EPLE et des services. Il nous était présenté ici après avoir fait l’objet d’une présentation aux chefs d’établissement et avant une présentation prochaine aux représentant.es à la formation académique en santé et sécurité au travail (F3SCT-A).
Nous avons remercié les services pour la qualité du travail effectué, ce guide ayant pour vertus premières de bien rappeler la réglementation, de bien préciser les liens hiérarchiques pour cette catégorie de personnel, de bien notifier à toutes et tous le périmètre des missions des AED, leurs droits etc…
Ce GT a été pour nous l’occasion de rappeler l’importance des personnels AED dans la vie des établissements, de dénoncer la pénurie organisée de ces personnels, les retraits et redéploiements permanents qui instabilisent les équipes et génèrent de gros dysfonctionnements dans les vies scolaires, lorsqu’il s’agit de remplacement par exemple.
Nous avons regretté que la grille de rémunération des AED en CDI qui nous avait été présentée lors d’un CSA ne soit pas présentée dans ce guide; ce à quoi il nous a été répondu que le Ministère avait demandé de surseoir à ces décisions pour des raisons budgétaires. Ce qui signifie que les salaires de ces personnels sont non seulement déjà très insuffisants mais qu’ils ne connaîtront pas de revalorisation. De l’austérité ajoutée à la précarité donc : inacceptable !
D’autres points que nous avons souhaité souligner encore :
– la nécessité d’une vraie formation des AED (les derniers chiffres de la formation continue montrent assez que c’est une catégorie de personnels qui a très peu accès à la formation continue), que ce temps leur soit vraiment accordé (alors même que les vies scolaires sont toujours devant des urgences à gérer) ; que cette formation s’adresse en particulier aux AED qui entrent dans leurs fonctions, avec contrat (et rémunération !) avant le 1er septembre par exemple ;
– au sujet de la communication, s’il y a urgence à inciter les AED à consulter leur boite mail académique, il faut aussi que partout on pense à associer vraiment les AED à la communication interne en tant que membres de la communauté éducative ;
– au sujet de la durée des contrats, nous nous sommes élevé.es contre une formulation qui inciterait à signer des contrats d’une durée d’un an: or, de notre point de vue, c’est ajouter de la précarité à la précarité. Sauf problème majeur, les AED ont besoin de visibilité sur leur avenir et la durée d’un an est vécue comme une véritable épée de Damoclès, voire un instrument de pression. Notre demande est la proposition de contrats de 3 ans comme le permet la règlementation.
– la question de la mobilité : les contrats à durée indéterminée se multipliant, il faut, de notre point de vue, penser la mobilité des AED (mobilité forcée si l’établissement perdait des moyens, mobilité volontaire si l’AED avait à changer d’établissement pour des raisons familiales par ex…). Nous proposons que notre académie se rapproche d’autres académies où la question a déjà été traitée pour expertiser la faisabilité d’un mouvement des AED cédéisés avec fiche de vœux, barème à définir et examen par la CCP.
– au sujet de l’appréciation de la valeur professionnelle des AED, nous avons rappelé le cadre réglementaire de l’entretien professionnel et fait confirmer son déroulé : entretien effectué par le N+, à savoir le chef d’établissement. Nous nous sommes également assurés que soit bien précisé aux AED que l’appréciation est susceptible d’observations, d’un recours gracieux auprès du Recteur et d’un recours auprès de la CCP (commission consultative paritaire) le cas échéant.
Pour rappel, ces commissions se réunissent régulièrement. Elles concernent aussi bien les AESH que les AED. Des militant.es de nos organisations syndicales sont présent.es pour vous y représenter. Les élections professionnelles de décembre 2026 seront l’occasion de leur renouveler votre confiance !
Vous avez des questions ? Nous avons sans doute des réponses !
Alors n’hésitez pas à nous contacter, à nous rejoindre pour faire valoir vos droits :
– pour le SNES-FSU écrire à s3poi@snes.edu ; adhérer :https://poitiers.snes.edu/adherer/

– pour la CGT Educ’action, écrire à poitiers@cgteduc.fr Site : https://www.cgt-educaction-poitiers.fr/page/55/