Compte-rendu du CTA du 19 juin 2018

2018-06-21T14:53:20+00:0021 juin 2018|Mots-clés : |

Le comité technique académique s’est tenu le 19 juin sur des sujets portant sur les conditions de la rentrée prochaine. La déclaration de la délégation FSU-CGT est téléchargeable ici.

Le recteur a répondu aux déclarations liminaires sur le ton de la dénégation (ou même du déni) concernant la fusion des académies, les problèmes posés par parcoursup et même le gel des salaires. Selon lui, il n’y a là ni inquiétude à avoir, ni surprise particulière !

Réforme du lycée :

Un comité de suivi de la réforme est mis en place et a déjà commencé à se réunir. Il est essentiellement composé de membres de l’administration rectorale, d’IPR, de chefs d’établissement et… de parents d’élèves. Il a fallu que les représentants FSU-CGT insistent vraiment pour obtenir que des représentants des personnels autres que les proviseurs soient conviés. Les élus des personnels au CTA en feront donc partie.

Ce comité de suivi s’organisera en groupes de travail. L’un de ces groupes s’intitule : « incidences RH ». Formulation élégante mais qui confirme que la réforme produira surtout des suppressions de postes ! Les représntants FSU-CGT ont souligné plusieurs « oublis » : aucune groupe de travail n’est prévu pour anticiper les difficultés pédagogiques induites par la réforme : nouveaux programmes, nouvelles disciplines, nouvelles interdisciplinarités… Rien non plus pour impliquer et informer les enseignants et principaux de collèges, qui devront pourtant aider leurs élèves à choisir leur orientation en lycée. Autre étrangeté : ce comité de suivi semble traiter conjointement, voire confondre, les deux réformes : celle du LGT et celle de la voie professionnelle. Nos questions sur ce point n’ont pas reçu de réponse précise mais un grand embarras est perceptible.

Rentrée 2018 en 2de :

Le gros de la réforme se mettra en place à la rentrée 2019 mais la rentrée prochaine est tout de même légèrement touchée. Les élèves de 2de passeront deux tests de positionnement de 50 minutes (en mathématiques et français) qui sont censés guider ensuite l’accompagnement personnalisé.

Les représentants FSU-CGT ont voulu savoir comment tout cela serait concrètement organisé. Là aussi, les réponses précises manquent. Aucune organisation ne semble connue ou anticipée. On nous répond que le établissements vont gérer… Suite à notre insistance concernant l’AP, le recteur répond qu’il n’est pas utile de changer d’organisation pour la rentrée. On fait l’AP comme d’habitude, les deux heures par classe restent placées dans les emplois du temps des élèves et des enseignants. Cette décision du recteur va dans un sens qui nous convient. Le recteur réaffirme également que le volet « orientation » concerne aussi (surtout) les Psy-EN, en lien avec les CIO.

Carte des enseignements de spécialité et des options (rentrée 2019) :

Les enseignements de spécialités et les options offerts dans les différents lycées de l’académie feront l’objet d’une « planification » académique. Cette « carte des formations » sera définie en début d’année prochaine, de façon à prévoir les postes nécessaires (ou à prévoir les suppressions?). Ainsi, comme le recteur l’a fait comprendre, les vœux des élèves devront se faire « dans la mesure des places disponibles »… Les « trios » et « paires » de spécialités permis devront, selon le recteur, correspondre à des poursuites d’études possibles, donc être calqués sur eles attendus de parcoursup. On s’en doutait ! Il nous a cependant assuré qu’il veillerait à ce que cette offre ne pénalise pas les lycées de petite taille et qu’elle organise un équilibre entre les lycées d’une même ville. Il souhaite rendre les lycées publics attractifs face à la concurrence du privé, ce dont nous pouvons nous réjouir. A ce propos, nous avons souligné que cette concurrence du privé (parfois déloyale) passait aussi par l’offre d’options, comme les options sport ou les sections sportives. Il faudra aussi y veiller.

Evolution de la carte des langues et des UPE2A

Nous assistons encore à la suppression ou non réouverture de classes bilangues (Chalais, La Fayette à Rochefort, Lagord). Soulignons toutefois une ouverture e, anglais/allemand à Rabelais (Niort). 6 UPE2A pour l’accueil des élèves allophones primo-arrivants sont ouvertes à la rentrée : à Cognac (Elisée Mousnier), Saintes (René Caillié), Rochefort (Edouard Grimaux), Poitiers (LP Le Dolmen), Châtellerault (George Sand), Loudn (Joachim Du Bellay). Il faut ajouter deux autres unités qui sont issues de la transformation d’heures de FLS (français langue seconde) : à Angoulême (Michelle Pallet) et Soyaux.

Le nombre d’élèves allophones est en augmentation mais nous n’avons que les chiffres des élèves arrivants (eux aussi en hausse) : 1198 élèves comptés en février 2018, 977 en juillet 2017. La transformation d’un dispositif FLS à une UPE2A risque de laisser des élèves sans la prise en charge nécessaire, comme nous l’avons fait remarquer.

FSU-CGT s’est abstenue, comme FO et le SNALC. UNSA et SGEN-CFDT ont voté pour.

Carte des agences comptables

Les fermetures d’agences comptables se poursuivent, contre l’avis des représentants des personnels et surtout des élus FSU-CGT, qui cette fois encore, ont été les seuls à batailler. Cette fois, ce sont les lycées la Venise verte à Niort et Haut val de Charente à Ruffec qui sont touchés. On nous dit que cela a été fait en lien avec les situations des personnels. Autrement dit, quand le gestionnaire part en retraite ou mute, on ferme l’agence comptable ! Il avait été assuré que les agences ayant en charge un plus grand nombre d’établissements bénéficieraient de personnels supplémentaires. Or on en est loin ! C’est bien à des fermetures de postes que nous assistons, globalement sur l’académie.

La délégation FSU-CGT a particulièrement pointé le cas de l’agence du Haut val de Sèvres à St Maixent, dans laquelle le nombre de postes effectivement occupés est insuffisant. La situation de Confolens sera difficile aussi. Le rectorat, à notre demande, accepte d’ajouter un demi poste mais de façon provisoire. Nous resterons vigilants.

FSU-CGT a voté contre, comme FO, UNSA, SGEN-CFDT. Le SNALC s’est abstenu, empêchant ainsi que cette carte puisse faire l’objet d’une nouvelle délibération lors d’un prochain CTA.

Le compte personnel de formations (CPF) :

Il remplace le DIF, lequel était gelé depuis deux ans. Le moins que l’on puisse dire est que la formation professionnelle est difficile à obtenir dans notre secteur. En plus, ce nouveau dispositif est menacé de changement, alors qu’il n’est pas encore en action !

Ce compte est alimenté tous les ans au 31 décembre jusqu’à un plafond de 150h. Mais pas de précipitation ! On nous annonce que le rectorat est encore dans l’attente de textes d’application pour fixer un cadre dans L’EN. Mme Duport, la DRH, est dans l’incapacité de donner des détails sur le fonctionnement, les formations éligibles, les organismes. La mobilisation du CPF ne ferait plus l’objet d’une campagne mais serait accordée au fur et mesure des demandes. Avant d’indiquer les droits des salariés, les conditions restrictives de mise en œuvre sont fixées : vérification de l’adéquation sur l’évolution professionnelles au regard des priorités de formation de l’employeur, préparation au concours ou VAE, insertion professionnelle. La portabilité des droits acquis est actée à l’intérieur du service public mais aussi du secteur privé. C’est aux personnels concernés de vérifier leur situation.

Calendrier des rendez-vous de carrière :

Le sujet est abordé à notre demande. Nous signalons que les collègues s’étonnent de ne toujours pas avoir reçu le compte-rendu du rendez-vous de carrière, surtout quand ils ont été inspectés en février ! Il semble que les services du rectorat (DPE) ne soient pas responsables du retard. Il s’agit plutôt d’IPR et de chefs d’établissement qui n’ont toujours pas renseigné le compte-rendu ni validé leur saisie. Il faut comprendre que notre travail est évalué par des gens qui ne font pas le leur ! Concrètement, les compte-rendu arrivent à partir de maintenant, au fur et à mesure des saisies mais chaque collègue n’a que 3 semaines pour répondre. Il faut donc surveiller de près sa boite mail académique et ne pas laisser passer la date… pendant les vacances ! Evidemment, nous nous sommes largement indigné contre ce retard, soulignant le mépris des personnels dont cela témoigne de la part des chefs d’établissement et IPR. La notification officielle de l’évaluation du recteur sera envoyée à la rentrée. C’est à ce moment-là que l’on pourra faire un recours qui sera examiné en CAPA.

 

Déclaration liminaire FSU-CGT :

decla CTA 19 juin2018

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